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Surcharge mentale 
pourquoi ça ne s’arrête pas ?
 

La surcharge mentale, c’est cette charge du quotidien qui devient lourde.

Parfois elle apparaît après un changement dans son quotidien,
une nouvelle responsabilité,
une situation qui demande de s’adapter.
Parfois aussi, elle est là depuis longtemps.

Au début, on pense gérer.

On s’organise.
On s’adapte.
On essaie de faire en sorte que tout se passe bien.

Puis quelque chose commence à s’installer.

Cette chose qu’on évite de regarder, qu’on croit maîtriser.

Qu’est-ce qu’on tient, au fond ?

Quand on a construit un environnement qui se déroule — ou doit se dérouler — d’une certaine manière, le moindre changement peut devenir difficile à vivre.

Alors on essaie de retrouver une forme d’équilibre.
On ajuste encore.
On se dit que ce n’est pas grave.
Que ça va passer.

Et pourtant, au fond, quelque chose ne va pas, on préfère  ne pas le voir.

Certaines surcharges sont discrètes.

Après tout, “tout va bien”.

Il faut faire à manger à maman, ranger la maison, penser aux rendez-vous,

terminer ce qu’on n’a pas eu le temps de faire hier.

La journée passe.

Puis une autre.

Et encore une autre.

On continue.
Parce qu’il faut bien continuer.

Et puis, progressivement la charge devient plus visible.

Elle a grossi avec le temps., et laisse moins de répit dans l’esprit.

Il y a ce truc qu’il n’a toujours pas fait.
Ce truc qu’on voit tous les jours.

On se dit que ce n’est pas grave.
Qu’il va finir par le faire.

Mais c’est encore là.
Dans la pièce.
Dans la tête aussi.

Et ça fatigue.

 

Parfois, il suffit d’un entretien, d’une échéance ou d’une situation à venir

pour que tout l’espace intérieur se tende.

Après une prise de poste à responsabilité, tout change.

On ne comprend plus pourquoi certains n’ont pas la même rigueur, la même implication.

Cela devient une obsession.

Qu’est-ce que le supérieur va penser ?

Il faut que ça fonctionne.
Il faut qu’ils changent.
Sinon ça ne va pas aller.

Et pourtant, avant ce nouveau poste, tout se passait bien avec eux.

Ces exemples sont réels.

Qu'est-ce qui se passe ?
 

Quelque chose dans nos repères est bousculé.

Les pensées s’accrochent à la situation.
On anticipe.
On revient dessus sans cesse.
On essaie de contrôler ce qui pourrait mal se passer.

Et même quand on voudrait arrêter d’y penser, ça continue.

Ce n’est pas seulement la situation.

C’est tout ce qui se met en mouvement autour d’elle.

Il y a quelque chose qu’on ne se dit pas.

Et au milieu des contraintes, des obligations, du rythme quotidien, cette charge continue de grandir.

Une ouverture
 

 S’arrêter, s'arrêter un instant.

Un moment avec soi, hors du rythme habituel, pour se poser et regarder :

comment vivre cette situation autrement.

Comment retrouver du temps pour soi
Comment dire à l’autre ce que l’on ressent de cette situation qui nous perturbe.

Qu’est-ce que cette surcharge vient dire de mon fonctionnement ?

L’interroger, sans attente. Sans jugement.
Regarder de l’autre côté. Là où ça bloque. Là où ça réagit.

Il arrive que ce qui nous pèse est si installé qu’on ne le voit même plus.

Dans ces moments-là, un accompagnement peut aider à rendre visible ce qui ne l’était pas.

Et quand cela devient visible, la situation ne disparaît pas forcément,
mais la manière de la vivre change.

La pression se relâche.
Et ce qui semblait bloqué commence à bouger.

Parfois, ces situations sont difficiles à voir seul.

Un échange permet de prendre du recul et de rendre plus lisible ce qui se passe.

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